AlOrs que mes blessures se guerissaient, alOrs que les failles se refermaient, que mOn visage retrouvait un sOurire vrai, heureus et spOntané, alOrs que je me levais certains matins sans avOir le besOin Ou l'envie d'enfiler ce masque qui me permetait de Leur faire crOire que tOut allait bien et que j'avais enfin Oublier. AlOrs que je cOmmencais à etre heureuse, mOn cOeur s'est à nOuveau brisé, mOn sOurire a disparu...
AujOurd'hui, chaque chOse me ramene a vOus...le bruit du telephOne lOrsque je crOis que tu vas m'appeler, les matins lOin de tOi sans vOir les traces de draps imprimés sur tOn dOux visage, tes mini-cigares et leur Odeur qui arrache la gOrge, detruit les pOumOns et cOlle a la peau, une chansOn, un rire, un geste...
J'ai peur d'Oublier l'éclat de vOs rires, la clameur hilarante de vOs vOix, 'lOdeur sucrée de vOs peaux...et l'AmOur.
J'ai peur d'Oublier l'amOur qui me transperce de dOuleur depuis la perte...Je veux cOntinuer à etre nOstalggique des mOments passés ensemble et ne pas cOmmencer à perdre le peu qu'il me reste de vOus...
On me sOutient, me demande de parler, de cOnfier la sOuffrance, la dOuleur mais je ne peut mettre de mOts sur tOn visage défiguré, l'Odeur de l'encens sur tOn abris, les pleurs retenus pendant que j'habillais tOn cOrps dechiqueté,, la visite de tOn tOmbeau perdu et abandOnné, les phOtOs qui sOnt de nOuvelles armes pOur aneantir le sOurire sur tes levres, tOn cOrps cOnsumé, les cendres entre mes dOigts... Je ne peut decire cette sOuffrance, cette sOlitude, cette peine. L'abandOn.
Je vOudrais vivre pOur vOUs. Si vOus saviez comme je le vOudrais. Mais je n'ai pas la fOrce, pas les épaules necessaires pOur suppOrter un tel fardeau, j'ai deja trOp de sOuvenir à garder, à cacher, mais je vOus enterre dans mOn cOeur, a l'abri du mOnde et de ses blessures. Jamais pOurri par la nature. Peut-etre un peu embrumé pa le temps. Jamais Oublié.
JE VOUS AIME.